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ECONOMIE et PLACE DE LA FRANCE DANS LE MONDE

Mardi 8 février 2011 2 08 /02 /Fév /2011 16:51

Une éducation à faire dès le plus jeune âge.

 

Longtemps épargné par la médiocrité culturelle née des nouveaux médias, la France avec quelques décennies de retard sur le grand voisin d’outre atlantique n’a pas échappé à une paupérisation de sa culture.

 

Durant le Siècle des lumières la France a contribué avec l’Italie, l’Allemagne (Le Saint Empire germanique), l’Espagne et l’Angleterre et d’autres  au développement de la culture dans les grands domaines de l’art en général, de la littérature, des sciences et des techniques et de la musique… 

 

Si Voltaire, Diderot, d’Alembert, Rousseau, Montesquieu, Montaigne revenaient parmi nous combien seraient t-ils déçus et seraient effrayés ?

 

Qu’avons-nous fait de notre culture ? Elle est bradée en toute impunité aux canons d’une télévision marchande désopilante, stupide, vulgaire, nauséabonde. Sans vouloir mettre au pilori les chaînes commerciales qui se vautrent dans la téléréalité, elles contribuent jour après jour à rendre notre jeunesse inculte ou souvent niaise ou idiote. Ces mêmes médias qui ne cessent de détruire le passé, celui sur lequel les pays latino-romains et anglo-saxons ont bâtis cette universalité des connaissances !

 

Comment ne peut-on pas avoir encore envie de savoir ? Nous avons tout pour nous cultiver, des sites de toute nature intellectuelle comme Wikipédia aux encyclopédies en ligne, au foisonnement des ouvrages formateurs et instructifs… Combine de fois – quand j’enseignais -, n’ai-je entendu dire certains de mes élèves (que j’appelais mes apprenants) : à quoi sert de savoir cela ?

 

Et, le plus inacceptable est de voir un ministre de l’Education nationale agir sur les programmes scolaires au point de supprimer des pans entiers de l’Histoire de notre pays , faisant ainsi la part belle « aux détracteurs et destructeurs de notre passé » et au tenants de la repentance, cette absurdité qui n’est pas à mettre au crédit de l’ancien Président de la République, ce fut une erreur majeure .  

 

Combien sont pitoyables les perles du baccalauréat. Combien est  affligeant de constater la crise dans l’industrie du disque classique. Désormais, réservée à une élite, la musique classique ne fait plus rêver. L’organisation de manifestations comme les folles journées de Nantes notamment drainent un public de seniors mais seulement quelques jeunes (http://www.follejournee.fr/). 

 

On ne lit plus ou presque plus ! D’ailleurs, il n’y a plus d’écrivains mais de faiseurs de romans ou le pire un nouveau concept vomir son histoire personnelle. Cette impudeur à tout déballer de sa vie, de ses fantasmes, des ses maladies et de ses turpitudes. Bref, l’horreur dans l’horreur.

 

Les grands de la littérature ne sont plus de ce Monde le dernier fut Julien Gracq. A part Houellebecq, Solers, d’Ormesson pour les écrivains, Finkielkraut et Comte Sponville, Gluskamnn, Dérida, Badiou pour les philosophes et les essayistes, que restent-ils ? Certes j’en oublie quelques uns qu’ils me pardonnent. Et puis, ils nous restent quelques penseurs et quelques observateurs de notre pitoyable société en déconfiture culturelle, Edgard Morin, Michel Serres, Rosanvallon, Vinock…. Les quelques uns que j’oublie me le pardonneront…

 

Comment notre société peut-elle se sortir de ce marasme d’abrutissement généralisé ?

 

Sans doute en s’appuyant sur la jeunesse naissante, car pour les autres, il est déjà trop tard, le mal est fait, il est irréversible. Leur déculturation est consommée et vampirisé par cette horreur qu’est la télévision.

 

C’est en direction de la génération 2000 qu’il faut agir à tout prix en l’écartant de ce monde médiatique, des jeux vidéo à la violence inouïe, au portable et son absurdité que sont les SMS, à l’informatique débridée….

 

Mais, il faut pour cela faire prendre conscience aux parents du grand danger qui menace un peuple, une nation sans culture sans la connaissance de son Histoire politique, sociale et culturelle. Elle est dans ce cas la proie aux avilissements les plus sordides.

 

Notre pays s’est construit par un empilement de connaissances, de savoirs, de découvertes parce-que des hommes et des femmes ont enseigné et fait partager ses richesses et ses trésors artistiques, littéraires, scientifiques, musicaux. Serions-nous condamnés à nous laisser imposer le pire de la culture venant d’outre-Atlantique. Préférons-nous Boston ou Las Vegas, c’est-à dire la culture américaine issue de l’émigration ou la sous-culture liée au jeu, aux paillettes et à la vulgarité ? 

 

Quelle propédeutique veut-on pour nos jeunes étudiants ? Seront-ils comme nombreux d’entre eux aujourd’hui en grande souffrance dès la première année à l’université ? Il est fréquent de voir les rangs de deuxième année s’éclaircir de plus de moitié….

 

Indiscutablement un socle de culture générale est indispensable pour faire des études secondaires.

 

Nos élites (les quelques qui restent lucides) doivent agir sans relâche pur inverser cette désastreuse tendance à la déculturation de notre pays. Ce serait une responsabilité énorme de laisser les choses aller ainsi. Un Etat a les moyens et le devoir de laisser faire l’inacceptable…

 

 

  

 

 

 

Par BILIBANBILI - Publié dans : ECONOMIE et PLACE DE LA FRANCE DANS LE MONDE
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Mardi 21 décembre 2010 2 21 /12 /Déc /2010 23:25

 

La France hélas et, c’est bien triste, perd de son influence, politique, économique et sociale. Ce déclin n’est pas qu’économique, mais il est aussi politique, culturel et social. Nous sommes à l’aube du reniement de notre identité nationale « héritage millénaire ou cohabitait en bonne intelligence un peuple multiconfessionnel, agnostique et athée ». La cause du déclin économique de notre pays, même s’il ne faut pas pousser au catastrophisme, doit être recherchée dans la perte ou l’abandon de nos valeurs dans une sorte de multiculturalisme qui ne marche pas. Les allemands, par la voie de la chancelière Angela Meckel, viennent d’en prendre conscience.   Ce déclin est d’autant plus regrettable que notre démographie nous place en tête des pays européens.

Au XVIIe siècle la France était la première puissance économique mondiale. Au long des deux siècles suivants la France a perdu de son influence, tout en restant une grande puissance. Depuis 1997, la France est passée au 12e rang du classement européen pour le PIB par habitant. Elle occupait la troisième place en 1992. Cette place que  certains économistes appellent un « déclin » doit être relativisée. En effet, il existe une certaine  homogénéité de richesse entre les pays européens.

La France ne travaille sans doute pas assez. ‘’ La richesse par habitant - résultant de la correction de la productivité horaire par la durée effective du travail, par le taux de chômage et par le taux d'activité -, la place en 1999 dans le peloton de tête (au 4 e rang)’’.

« C'est en raison d’un chômage plus élevé, un taux d'activité plus faible qui inverse cet avantage et lui fait perdre des places. La comparaison avec les estimations des comptes nationaux établis par les instituts nationaux confirme le sens de cette évolution ».

Quelle la problématique de la France ? La France depuis quelques temps accumule des handicaps en raison de ses modes de gouvernance qui n’intègrent pas assez les contraintes dues à la mondialisation et son incapacité à se réformer et à défendre ses intérêts légitimes. Des syndicats – à l’exception de la CFDT -, qui ne sont pas et ne se veulent pas réformistes.   

Son système social ne fait plus rêver : il est usé, voire même exécré ! Son modèle politique issu de 20 siècles de gouvernance monarchiste, révolutionnaire, impériale et républicaine ne suscite plus l'admiration des autres pays voisins ou des pays émergents.

La langue française commence à disparaitre au profit de l'anglais. Or, l'un des quatre empires coloniaux, après le Britannique et entre l'espagnol et le portugais ne nous permet plus de garder notre rang dans le Monde. Beaucoup de nos anciennes colonies devenues des pays libres (plus ou moins d'ailleurs) se sont détournés de nous. Notre économie souffre de la désaffection de ceux qui nous gouvernent depuis trente ans, de leur désintérêt pour l'industrie et le commerce.

Deux présidents ont su donner les impulsions qu'il faillait : le général De Gaulle et Georges Pompidou. Les autres présidents n'aimaient sans doute pas assez les entreprises et l'économie.

Notre président actuel avait donné des gages, mais en vain. De plus, nous agaçons avec nos leçons de morale, quand bon nombre d'entre nous vivent mal, voire chichement. Combien de millions de français vivent en dessous du seuil de pauvreté ?  Notre politique a exacerbé des passions ce qui à eu pour résultats d’opposer les français les contre les autres.

Certains, trop sans doute de nos élus nationaux et locaux n'aiment pas l'économie, l'industrie et les entreprises. Ils en ont peur : comme je l'ai entendu pendant la campagne des municipales de ma commune ou j’étais candidat : pas besoin d'entreprises ça va nous amener des émigrés et le communisme ! Ce genre de propos est absurde.

Nous n'avons pas su partager les richesses générées par notre pays depuis 30 ans. Notre système administratif est lourd et  inadapté (22 régions alors qu'il n'en faudrait que 11 ou 12), 36 000 communes ! Les arrondissements sont devenus inutiles et ne correspondent plus à un besoin politique et économique. Enfin les départements qui devront être fondus dans les régions sans pour autant supprimer les connexions et les liens nécessaires entre le citoyen et ses élus.

 Si bien que, quand les autres pays se sont adaptés à la nouvelle donne, la France, elle, a perdu du temps.

 Nos mentalités sont aussi à réformer ; on mesure avec le conflit social qui semble s'éloigner combien nous avons du mal à évoluer et regarder à coté de nous. J'ai lu avec passion il y a quelques années un livre (hélas presqu'introuvable) aux accents un peu provocants mais aux éclairages intéressants : A QUOI TIENT LA SUPERIORITE DES ANGLO-SAXONS, Edmond Demoulins éd. Firmin Didot ; 1927 ! Cet ouvrage est une énumération de la construction d'une économie politique, sociale et industrielle qui part de la base c'est-à-dire l'éducation des jeunes anglo-saxons. Ecrit en 1927, il est bien évident qu'aujourd'hui il devrait être écrit différemment en prenant en compte la mondialisation, mais la philosophie reste la même et les valeurs défendues sont transférables de nos jours. Je voudrais ajouter que nos individualismes et nos corporatismes ont eu raison de nos équilibres et que sans un sursaut national et une prise de conscience de tous, nous courrons droit à une "finlandisation[1]" de notre pays assujetti à d'autres pays plus dynamiques que nous.

Comment un pays peut-il supporter longtemps les agressions économiques dont il est l'objet sans réagir ? Comment une économie peut-elle supporter les contre coups de grèves (même légitimes et légales) et les blocages. Ceux qui ont bloqué le port de Marseille savent-ils combien coûte par jour un pétrolier immobilisé pendant des semaines  jours ? Qui va payer ? : Les français......Et, les français doivent aussi penser que l'on est observé par nos partenaires économiques et c'est notre devoir d’être vigilant… Les allemands sont en têt du redressement post crise (cf. : http://www.rtl.fr/emission/le-journal-economique/ecouter/l-allemagne-sous-la-barre-des-3-millions-de-chomeurs-7633095107 ) Pourquoi saurions-nous plus stupide qu’eux ?

Peut-on encore entendre certains discours de certains hommes politiques qui rejettent l’économie de marché comme Jean Luc Mélenchon au discours certes affuté, mais dépassé. Adepte de l’excès en tout genre, ses positions sont radicales, illustre une vision passéiste du Monde. Même, si sur les nouvelles pauvretés et sur la précarité il peut être compris, il y a fort  à penser que si la France s’était réformé plus tôt, il aurait engendré moins de pauvreté et ces discours. 

Quelques chiffres :

*       ECONOMIQUE : 5e avec un PIB de 2 865 millions de US$

*       MILITAIRE : La France est aussi la 7e puissance militaire dotée de la dissuasion nucléaire.

*      DEMOGRAPHIE : Pays assez jeune : 62e  range mondial      France        18.5%

*       Voir aussi : http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mographie_de_la_France

Quelques liens utiles pour comprendre  :

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2009/09/linfluence-peau-de-chagrin-de-la-france-%C3%A0-bruxelles-suite.html

 

http://www.webzinemaker.com/admi/m6/page.php3?num_web=23293&rubr=1&id=154036

 

http://www.naider.com/upload/qe-101-fr.pdf

 



[1] Influence d’un pays fort sur un autre, cf. : http://fr.wikipedia.org/wiki/Finlandisation

Par BILIBANBILI - Publié dans : ECONOMIE et PLACE DE LA FRANCE DANS LE MONDE
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